Vendredi 24 novembre 2006
Ca sent la fin. Non pas que l'on soit proche de la finale, encore un mois, mais plutôt par le fait que tout devient clean. Les élèves ne font plus trop de vagues ni de vibes aléatoires. Les différences se lissent. On est au moment bascule, celui où un ou deux candidats doivent se révéler pour remplacer d'anciennes révélations qui vont tomber de leur piédestal. Les deux ou trois primes qui arrivent sont la mise sur orbite du gagnant. Commençons par celui-là.
On a de nouveau Broqua comme réalisateur. Nikos se met dans le noir, sous un projecteur, pour rappeler tragiquement que Gaël est parti mais on continue et il va falloir Être à la hauteur comme le chantent tous les élèves. Rien de renversant, c'est toujours un peu mou, Brice redonne un peu de pêche à un ensemble qui reste correct.
On enchaîne immédiatement avec Michel Sardou, Brice et Ludovic sur Être une femme. Chanson pas facile et Ludo a du mal sur le rythme, se plantant deux fois sur les départs de couplets. Brice s'en tire mieux malgré un son général sec, assez sourd et étouffé. On notera que le passage est enregistré et non pas en direct, d'ailleurs le logo a bien disparu.
Pas de Top5, Pascal Nègre s'explique sur le départ de Gaël, des explications assez convaincantes mais est-ce bien la peine d'en faire une telle affaire d'état ? Alexia nous apprend que jusqu'aux demi-finales, ils seront tous nominés et le public choisira. C'est nouveau et cela laisse la porte ouverte à une finale inédite, si le public sauve les 3 filles et un garçon, on pourrait avoir une finale de filles.
Jean-Charles Colore innocemment la vie, enfin il essaye. Il s'est amélioré en technique mais il manque toujours de maturité, on le voit évoluer mais on ne voit pas son univers ni sa tendance, on ne le sent pas abouti, ni artiste. Pour l'instant il a une jolie veste bleue en velours, d'ici la fin il pourrait en prendre une autre. Il obtient un poussif 14,4.
Laura Pausini chante forcément avec Dominique pour Gloria (sic transit ?). Parce que s'il y en a une en perte de vitesse c'est bien l'italienne. Le niveau général se lissant, ses performances sont moins tranchantes et remarquables. Les deux se ressemblent pourtant beaucoup, même cheveux, mêmes allure, même dents, presque la même voix avec un peu plus d'intensité chez La-ora. C'est ce qui manque à Dominique avec sa voix trop voilée, sans clarté, ça manque de peps et c'est mollasson. Pourtant le morceau est pêchu mais non, les chevaux ne s'emballent pas. D'ailleurs elle passera beaucoup plus de temps à s'occuper de sa jolie robe qui descend qu'à être complice dans le duo.
I will always love you nous promet Cynthia. Quand l'une descend l'autre monte et Cynthia semble s'être découvert une capacité à la sensibilité. Pour une fois elle oublie ses tics d'épaules et ses sourires béats autant que gargantuesques. Elle échange avec le public. C'est fort bien chanté avec de jolies notes graves et sur la fin on la sent transportée, elle est convaincante. C'est sa meilleure prestation de la saison. Les profs lui attribuent 17,6.
Cyril a trouvé plus aigu que lui avec Jimmy Sommerville pour Don't leave me this way. Manifestement le courant passe dans le duo, ça joue, ça s'amuse techniquement. C'est gai. L'un et l'autre rivalisent de vibes, Cyril se décoince. C'est un moment très sympa.
Un autre moment sympa, malgré des refrains en playback, nous est offert par Brice qui rejoint l'équipe de Michael Youn pour son dernier opus de saison, Fous ta cagoule. Brice n'hésite pas un instant à jouer le jeu de la caricature et du n'importe quoi maîtrisé. Il se fond dans l'ambiance et en rajoute, difficile d'être plus impliqué.
Dominique défend ses chances sur Luka de Suzanne Véga. Elle a choisi un parti pris qui l'entraine dans l'erreur : jouer la tragédie et le malheur avec une voix pleureuse dans une chanson qui avait la force de traiter un sujet grave via la vision de l'enfant avec une voix légère qui soulageait un peu le poids du sujet. Là c'est double couche, manque plus que la corde. Au secours ! On sent dans son regard qu'elle n'est pas à l'aise et ne sait trop comment interpréter sa partie. Les profs la sanctionnent d'un 15,8.
Comme souvent derrière Domi, c'est Ludovic qui s'y colle avec Remind me et un pull à losanges à faire pâlir mes chaussettes Burlington. Bizarrement, le revenant s'en sort bien, il a rarement aussi bien chanté, ce qui certes n'est pas difficile, de la douceur, des effets bien placés, finalement ce sont ses quelques pas de danse qui parasitent la prestation. A noter, un gros plan où l'on voit quelques mains s'agiter devant lui dont une, pas convaincante, qui bouge n'importe comment, genre j'ai les doigts qui collent, et pour cause c'est celle du caméraman qui n'a rien trouvé de mieux pour remplir son cadre. Il est récompensé d'un petit 15,2 (Ludo pas le cadreur à la main baladeuse).
Sardou revient, toujours enregistré, pour La rivière de notre enfance avec Cynthia. Elle a retrouvé quelques mauvaises manies comme ses sourires à tout bout de champ. On l'entend à peine sur les refrains et c'est tant mieux parce que les voix ne s'accordent pas. Bien qu'elle fasse un peu potiche, elle s'en sort correctement sur le reste.
Il me dit que je suis belle nous explique Marina, transformée en brune par le biais d'une perruque, hélas synthétique ce qui lui vaudra une mèche ridiculement rebelle et parasite pendant toute la prestation. Pour le reste, elle nous la joue sexy, haut résille, talons aiguilles et danseurs lascifs. Si les autres stagnent ou régressent, elle s'envole. Elle semble décidée à nous surprendre chaque semaine désormais. Tant mieux pour le spectacle. Les profs la gratifient de la meilleure note du jour : 17,8. On a presque entendu les dents grincer sur le banc.
Brice nous implore d'Éteindre la lumière, faudrait pas le prendre au mot...! Un tableau draculesque fort réussi mais qui l'oblige a beaucoup de mouvement et met son souffle à rude épreuve. Du coup ça manque de pêche, on est loin de Bauer, mais ça reste très agréable à regarder, surtout par son originalité. Deux fois ce soir qu'il se lâche, c'est plaisant. Il obtient 16,6.
Le parrain Yannick Noah nous appelle Aux arbres citoyens avec un Jean-Charles perdu sur les départs de refrains. Ajoutons que, sur cette chanson plutôt positive, il a pris un ton agressif, guerrier, et on comprendra que la sauce ait du mal à prendre.
Laura Pausini revient pour un medley en italien avec Marina et Cynthia qui démontrent au public (votant de préférence) qu'elles aussi peuvent chanter dans une langue étrangère latine et même plutôt bien comme quoi y'a pas de quoi en faire tout un plat. Le message est clair et la cible lockée. Marina prend légèrement l'ascendant par plus de légèreté et moins de grimaces. L'ensemble fait un peu Eurovision mais ce n'est pas de la faute des candidates.
Une collégiale avec Ma philosophie d'Amel Bent, annoncée probable sur un prime prochain, ça fait beaucoup de promo d'Endemol pour l'artiste Sony, voilà qui devrait plaire à Nègre. Pas grand chose à dire, c'est pas mal du tout, quand ils ne seront plus que 4 ou 5 les collégiales devraient même être très bien.
Cynthia chante Femme de couleur avec Shy'm, la jolie chanteuse qui ressemble comme son ombre à Eva Longoria. En tout cas elles ont le même coiffeur, quoi que pour Shy'm il lui a pris l'idée saugrenue de lui ajouter un tressage crânien sur le côté gauche qui donne l'impression, par contraste, qu'elle a la tête ouverte et qu'on voit son cerveau. Ca casse la sensualité. Bonne complicité dans ce duo bien exécuté, Cynthia est très à l'aise dans l'ambiance.
23h06 Cyril conclut avec Holidays de Polnareff. Le décoincé de toute à l'heure a retrouvé son principal défaut : être concentré sur la technique et oublier l'interprétation. Dommage. Oui c'est bien chanté mais que c'est vide et froid ! Il s'en sort bien avec 16,8.
Après un solo de Sardou enregistré, on arrive au résultat. Désormais, et pour 3 semaines, nous aurons droit à l'insoutenable suspens. Nikos prend les devants et nous prévient qu'il annonce les élèves sauvés dans un ordre aléatoire. On s'en doutait, comme à la NS, mais c'est la première fois que c'est expliqué clairement au public. On se retrouve avec JC et Brice face à face, Nikos fait durer et, demi coup de théâtre, là où la plupart voyait JC sortir, c'est Brice qui plie les gaules, sans doute victime d'un manque de passion autour de lui plus que d'une sanction artistique. Dommage, il commençait à devenir intéressant mais le public a éteind la lumière.
Voilà pour ce prime correct, sans réels problèmes mais où tout de même se sont joués quelques places et, sans doute, l'avenir de certains. Quelques révélations, quelques coups de pieds discrets, dans l'ombre les couteaux s'affûtent et ce n'est pas pour trancher le saucisson.
SL
apéro
On a de nouveau Broqua comme réalisateur. Nikos se met dans le noir, sous un projecteur, pour rappeler tragiquement que Gaël est parti mais on continue et il va falloir Être à la hauteur comme le chantent tous les élèves. Rien de renversant, c'est toujours un peu mou, Brice redonne un peu de pêche à un ensemble qui reste correct.
On enchaîne immédiatement avec Michel Sardou, Brice et Ludovic sur Être une femme. Chanson pas facile et Ludo a du mal sur le rythme, se plantant deux fois sur les départs de couplets. Brice s'en tire mieux malgré un son général sec, assez sourd et étouffé. On notera que le passage est enregistré et non pas en direct, d'ailleurs le logo a bien disparu.
Pas de Top5, Pascal Nègre s'explique sur le départ de Gaël, des explications assez convaincantes mais est-ce bien la peine d'en faire une telle affaire d'état ? Alexia nous apprend que jusqu'aux demi-finales, ils seront tous nominés et le public choisira. C'est nouveau et cela laisse la porte ouverte à une finale inédite, si le public sauve les 3 filles et un garçon, on pourrait avoir une finale de filles.
Jean-Charles Colore innocemment la vie, enfin il essaye. Il s'est amélioré en technique mais il manque toujours de maturité, on le voit évoluer mais on ne voit pas son univers ni sa tendance, on ne le sent pas abouti, ni artiste. Pour l'instant il a une jolie veste bleue en velours, d'ici la fin il pourrait en prendre une autre. Il obtient un poussif 14,4.
Laura Pausini chante forcément avec Dominique pour Gloria (sic transit ?). Parce que s'il y en a une en perte de vitesse c'est bien l'italienne. Le niveau général se lissant, ses performances sont moins tranchantes et remarquables. Les deux se ressemblent pourtant beaucoup, même cheveux, mêmes allure, même dents, presque la même voix avec un peu plus d'intensité chez La-ora. C'est ce qui manque à Dominique avec sa voix trop voilée, sans clarté, ça manque de peps et c'est mollasson. Pourtant le morceau est pêchu mais non, les chevaux ne s'emballent pas. D'ailleurs elle passera beaucoup plus de temps à s'occuper de sa jolie robe qui descend qu'à être complice dans le duo.
I will always love you nous promet Cynthia. Quand l'une descend l'autre monte et Cynthia semble s'être découvert une capacité à la sensibilité. Pour une fois elle oublie ses tics d'épaules et ses sourires béats autant que gargantuesques. Elle échange avec le public. C'est fort bien chanté avec de jolies notes graves et sur la fin on la sent transportée, elle est convaincante. C'est sa meilleure prestation de la saison. Les profs lui attribuent 17,6.
Cyril a trouvé plus aigu que lui avec Jimmy Sommerville pour Don't leave me this way. Manifestement le courant passe dans le duo, ça joue, ça s'amuse techniquement. C'est gai. L'un et l'autre rivalisent de vibes, Cyril se décoince. C'est un moment très sympa.
Un autre moment sympa, malgré des refrains en playback, nous est offert par Brice qui rejoint l'équipe de Michael Youn pour son dernier opus de saison, Fous ta cagoule. Brice n'hésite pas un instant à jouer le jeu de la caricature et du n'importe quoi maîtrisé. Il se fond dans l'ambiance et en rajoute, difficile d'être plus impliqué.
Dominique défend ses chances sur Luka de Suzanne Véga. Elle a choisi un parti pris qui l'entraine dans l'erreur : jouer la tragédie et le malheur avec une voix pleureuse dans une chanson qui avait la force de traiter un sujet grave via la vision de l'enfant avec une voix légère qui soulageait un peu le poids du sujet. Là c'est double couche, manque plus que la corde. Au secours ! On sent dans son regard qu'elle n'est pas à l'aise et ne sait trop comment interpréter sa partie. Les profs la sanctionnent d'un 15,8.
Comme souvent derrière Domi, c'est Ludovic qui s'y colle avec Remind me et un pull à losanges à faire pâlir mes chaussettes Burlington. Bizarrement, le revenant s'en sort bien, il a rarement aussi bien chanté, ce qui certes n'est pas difficile, de la douceur, des effets bien placés, finalement ce sont ses quelques pas de danse qui parasitent la prestation. A noter, un gros plan où l'on voit quelques mains s'agiter devant lui dont une, pas convaincante, qui bouge n'importe comment, genre j'ai les doigts qui collent, et pour cause c'est celle du caméraman qui n'a rien trouvé de mieux pour remplir son cadre. Il est récompensé d'un petit 15,2 (Ludo pas le cadreur à la main baladeuse).
Sardou revient, toujours enregistré, pour La rivière de notre enfance avec Cynthia. Elle a retrouvé quelques mauvaises manies comme ses sourires à tout bout de champ. On l'entend à peine sur les refrains et c'est tant mieux parce que les voix ne s'accordent pas. Bien qu'elle fasse un peu potiche, elle s'en sort correctement sur le reste.
Il me dit que je suis belle nous explique Marina, transformée en brune par le biais d'une perruque, hélas synthétique ce qui lui vaudra une mèche ridiculement rebelle et parasite pendant toute la prestation. Pour le reste, elle nous la joue sexy, haut résille, talons aiguilles et danseurs lascifs. Si les autres stagnent ou régressent, elle s'envole. Elle semble décidée à nous surprendre chaque semaine désormais. Tant mieux pour le spectacle. Les profs la gratifient de la meilleure note du jour : 17,8. On a presque entendu les dents grincer sur le banc.
Brice nous implore d'Éteindre la lumière, faudrait pas le prendre au mot...! Un tableau draculesque fort réussi mais qui l'oblige a beaucoup de mouvement et met son souffle à rude épreuve. Du coup ça manque de pêche, on est loin de Bauer, mais ça reste très agréable à regarder, surtout par son originalité. Deux fois ce soir qu'il se lâche, c'est plaisant. Il obtient 16,6.
Le parrain Yannick Noah nous appelle Aux arbres citoyens avec un Jean-Charles perdu sur les départs de refrains. Ajoutons que, sur cette chanson plutôt positive, il a pris un ton agressif, guerrier, et on comprendra que la sauce ait du mal à prendre.
Laura Pausini revient pour un medley en italien avec Marina et Cynthia qui démontrent au public (votant de préférence) qu'elles aussi peuvent chanter dans une langue étrangère latine et même plutôt bien comme quoi y'a pas de quoi en faire tout un plat. Le message est clair et la cible lockée. Marina prend légèrement l'ascendant par plus de légèreté et moins de grimaces. L'ensemble fait un peu Eurovision mais ce n'est pas de la faute des candidates.
Une collégiale avec Ma philosophie d'Amel Bent, annoncée probable sur un prime prochain, ça fait beaucoup de promo d'Endemol pour l'artiste Sony, voilà qui devrait plaire à Nègre. Pas grand chose à dire, c'est pas mal du tout, quand ils ne seront plus que 4 ou 5 les collégiales devraient même être très bien.
Cynthia chante Femme de couleur avec Shy'm, la jolie chanteuse qui ressemble comme son ombre à Eva Longoria. En tout cas elles ont le même coiffeur, quoi que pour Shy'm il lui a pris l'idée saugrenue de lui ajouter un tressage crânien sur le côté gauche qui donne l'impression, par contraste, qu'elle a la tête ouverte et qu'on voit son cerveau. Ca casse la sensualité. Bonne complicité dans ce duo bien exécuté, Cynthia est très à l'aise dans l'ambiance.
23h06 Cyril conclut avec Holidays de Polnareff. Le décoincé de toute à l'heure a retrouvé son principal défaut : être concentré sur la technique et oublier l'interprétation. Dommage. Oui c'est bien chanté mais que c'est vide et froid ! Il s'en sort bien avec 16,8.
Après un solo de Sardou enregistré, on arrive au résultat. Désormais, et pour 3 semaines, nous aurons droit à l'insoutenable suspens. Nikos prend les devants et nous prévient qu'il annonce les élèves sauvés dans un ordre aléatoire. On s'en doutait, comme à la NS, mais c'est la première fois que c'est expliqué clairement au public. On se retrouve avec JC et Brice face à face, Nikos fait durer et, demi coup de théâtre, là où la plupart voyait JC sortir, c'est Brice qui plie les gaules, sans doute victime d'un manque de passion autour de lui plus que d'une sanction artistique. Dommage, il commençait à devenir intéressant mais le public a éteind la lumière.
Voilà pour ce prime correct, sans réels problèmes mais où tout de même se sont joués quelques places et, sans doute, l'avenir de certains. Quelques révélations, quelques coups de pieds discrets, dans l'ombre les couteaux s'affûtent et ce n'est pas pour trancher le saucisson.
SL
apéro
par Stéphane
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Archives SA6
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Les Résumés de la Star Academy par Stéphane


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