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Mardi 10 octobre 2006
Il y a des semaines comme ça où l'on n'arrive pas à écrire un résumé. Plusieurs raisons, souvent un prime moyen, rien de grave, rien d'extra. Pas d'ennui et pas d'envie. Et si en plus ce week-end là on a d'autres choses à faire et bien on repousse au dimanche soir. Et là on a oublié, alors on revisionne et tout s'est lissé encore plus. On se sent tâcheron, l'inspiration ne vient pas, le sommeil si. Et vient le lundi, la semaine qui redémarre, d'autres occupations, on sent déjà que c'est trop tard. Parce que l'intérêt d'un résumé c'est d'être lu et partagé. Faudrait être couillon pour passer 4 ou 5 heures à écrire un truc pour personne. Or, avec le temps, on sait comment fonctionnent les lecteurs : tu fais un résumé en live, forcément bâclé, et tu le sors 2mn après la fin du prime tu as 100 lecteurs ; tu le fignoles un peu et le publies une heure après le prime tu as 80 lecteurs ; tu revisionnes un peu, réécris et le publies samedi matin tu as 70 lecteurs ; tu ne le fais pas en live, tu affines et tu le publies après le débrief samedi vers 19h, tu as 40 lecteurs ; dimanche à midi tu n'as déjà plus que 30 lecteurs et lundi matin une vingtaine. Autant dire que le sortir un mardi matin est une hérésie malgré une dizaine de fidèles.
Alors évidemment, si tu aimes la popularité tu as tout intérêt à bâcler, quitte à faire une merde, et à publier juste après le prime (le top étant de le publier 1mn avant le générique de fin) mais si tu as un certain souci de bien faire (revérifier tes impressions, réécouter les prestations à tête reposée, laisser redescendre une éventuelle passion ou colère...) alors il faut te résoudre à perdre du lectorat. Cruel dilemme : quantité et succès populaire ou qualité et cible réduite ? En fait c'est un peu le même souci que l'audimat pour les chaînes, sauf que la monnaie ici ne trébuche ni ne sonne, elle se lit. Encore faut-il qu'il reste des lecteurs pour commenter ton résumé.
Alors parfois, la résignation arrive : tant pis cette semaine j'en fais pas. Et puis au détour d'un blog ou d'un forum, on tombe sur un message égaré qui s'inquiète de savoir "où est le résumé de [untel] que j'adore ?" Et on se dit qu'on ne peut pas lui faire ça, que même s'il n'y en a qu'un qui le lit ça vaut le coup de l'écrire, que viendra peut-être un jour où plus personne ne vous réclamera, où plus personne n'aura plaisir à partager avec vous et que ce jour-là on sera vraiment seul. Alors dans un élan d'espoir, on ressort ses notes du fond de la poubelle, on positionne son clavier, on s'équipe de boissons, de cigarettes et de courage, prêt à attaquer une longue nuit de rédaction, et dans cette impulsion on commet l'irréparable : taper le premier caractère sur l'écran blanc : I.

Sur l'écran de TF1, il est indiqué "en duplex des coulisses" et l'on voit défiler les artistes invités, parmi eux, et sous le même texte, les PussyCat Dolls ! Enregistrées il y a 3 semaines ! Ca commence bien, TF1 nous prend déjà pour des cakes. Bien sûr on notera la nuance entre "en direct" et "en duplex" ce dernier n'obligeant pas au direct mais seulement à des lieux éloignés, mais quand même. L'hymne reviendra bientôt avec le premier single polnarevo-capillaire mais pour l'instant c'est la chanson de Friends qui inaugure la soirée. Malgré des refrains étrangement réussis (ampexés ?), ça reste mou et yaourt. Pour rendre hommage à Hallyday sans doute, l'entrée se fait au milieu du public, histoire de compliquer des choses déjà pas simples. Toujours pour rendre hommage à Johnny, Pascal Negre est absent ce soir, officiellement en déplacement professionnel, disons plutôt diplomatique, vu les tensions et procès qui ont opposé le patron à son ancienne star.

On envoie déjà le Top5 où Cynthia et Cyril se partagent la dernière place derrière Jean-Charles, Ludovic et Dominique n°1.

C'est donc Dominique qui chante avec Johnny Toute la musique qu'il aime, version live et light, guitares presque sèches et tabourets. Ce n'est pas trop le style de l'italienne mais elle se donne, sa voix semble faiblarde mais son micro semblait moins ouvert que celui de la star. Toujours des soucis d'interprétation un peu décalée mais dans l'ensemble ça passe. Les profs se lâchent avec un 16,5.

Cyril en blanc et Cynthia en noir chantent Without you. Le début est plutôt joli mais très vite ça s'emballe, ils grimpent sur les podiums-ascenseur et nous font un étalage de capacités, un catalogue des techniques vocales, grimaces incluses. C'est intéressant, il ne manque que l'émotion et la sincérité. Tout dépend ce que l'on attendait. Les profs semblaient attendre de la technique puisque le garçon à voix aigue obtient 15,5 et la fille à voix grave 15,8.

Judith fait un Duel au soleil avec Daho. Le soleil a dû taper fort parce qu'elle n'arrivera pas à être juste sur une seule phrase du début. Et ensuite, elle ne se départira jamais de son unique sourire disponible dans sa collection automne-hiver 2006. La note l'éclipse avec 12,3. La plus mauvaise note du prime.

Les nominés entrent, ils sont tous là, pas de malaise. Bastien est le premier à se défendre avec Que tu reviennes qui résonne comme un Que tu t'en ailles. Le jeune élève ne change pas, il intériorise toujours autant et semble sorti du monde des Bisounours. A sa décharge c'est propre et juste, mais ça fait longtemps que ça ne suffit plus pour aller plus loin.

S'ensuit une blague avec Bob Sinclar, l'autre DJ à la mode, et un tir groupé : Dominique, Brice, Cynthia. Je ne pensais pas que l'on puisse chanter ça en direct et, après la prestation des élèves, je confirme. Le mixage est à nouveau pourri, manquant d'effet et de réglages. Les élèves font ce qu'ils peuvent pour exister dans ce magma. Seul moment sympathique l'arrivée d'un excellent chanteur noir de très très forte corpulence. Imaginez un instant que l'idée lui vienne de faire un slam sur les gamines des premiers rangs... Le carnage !

Ludovic a un tableau pour lui tout seul sur Your song avec un danseur et une danseuse qui manque de chance. On a failli oublier de lui donner sa chaise, arrivée pendant l'intro, et quelques secondes après elle se bloque le talon aiguille dans sa jupe tressée, pas pratique pour le grand écart mais ça ne s'est pas trop vu, c'est une pro, la preuve elle a une culotte noire. De son côté Ludovic cumule les faussetés et les problèmes rythmiques, on frôle la catastrophe. Le tableau sauve un peu l'ensemble mais les profs sont très généreux et lui offrent 15.

Brice a échappé de peu aux nominations, peut-être sur demande du taulier avec qui il chante le Pénitencier dont les portes ne sont pas sans rappeler celles d'un château fameux. Il a un look Austin Powers avec sa grande veste bleu électrique et il tremble beaucoup mais on le sent déterminé. Le regard est planté, la voix très assurée et la rock and roll attitude. Ca passe très bien avec une vraie émotion, il est même méconnaissable, décidément Brice c'est Dr Jeckyll et Mr Hyde ! Très bon devant le public sur scène et mauvais devant les profs au château. Ca va lui jouer des tours ! Parce qu'étrangement à la Starac, on a beau organiser des primes et des tournées, on est prêt à éliminer un candidat régulier sur scène s'il n'est pas top en privé. Cherchez l'erreur. C'est avec ce genre d'incohérence que la SA se décrédibilise face à la Nouvelle Star de M6. Je ne suis pas sûr que la majeure partie du public, qui ne suit pas tous les évènements des quotidiennes, comprenne que l'élève qui vient de produire une aussi bonne prestation se retrouve nominé, ou pire éliminé, dans les semaines qui viennent. Alors au choix, soit les évaluations pour choisir les nominés sont mal foutues, soit les profs sont incompétents. Pour l'instant, ils apprécient avec une note de  15,8 qui aurait supporté 1 point de plus comparé aux autres.

La demie gagnante de la SA3 revient pour chanter avec David le Bonnie and Clyde de Gainsbourg. Si le message est Elodie est la nouvelle Bardot, j'adhère. David est impliqué, juste et très concentré, il rattrapera même une parole de l'éternelle oublieuse, en d'autres temps cela lui aurait valu les félicitations du jury. A noter qu'au début du tableau, les danseurs-gangsters enlèvent la directrice et l'obligent à rejoindre le banc des nominés. Ce qui finalement est très cohérent comme idée venant de Kamel quand on voit le niveau en danse d'Alexia. David s'en tire avec un bien modeste 15 à comparer avec la note de Ludovic...

Faustine se défend avec Viens je t'emmène, oui mais pour rentrer chez elle alors, parce que là il est temps. Jamais elle n'aura été aussi fausse et déconnectée de sa chanson. Dommage, il y avait du potentiel mais pas de maturité.

Après un ixième magnéto de 6 minutes qui casse bien le rythme du prime, on retrouve Jean-Charles, tout en noir, qui chante on ne sait trop à qui Ne me quitte pas. Ce n'est donc pas A bicyclette malgré un tableau assez chouette avec des chambres à air partout, en siège, en parc, en robe, on pourrait dire que c'est gonflé mais ce serait un pneu facile. Le jeune homme ne manque pas d'air et envoie correctement la chanson, ce n'est pas Brel certes mais qui l'est ? Seul souci, il ne tient absolument pas compte de la danseuse qui fait la roue autour de lui, mais la jeune Tatiana ne se dégonfle pas (même si elle finira à plat au sol) et insiste, elle arrivera à obtenir un regard d'une demie seconde, ouf ! Sans cette rustine d'attention elle aurait pu crever. Bref l'élève semble avoir appris de sa nomination, les coups de pompe au derrière ça sert. Il obtient 15,5.

J'ouvre une parenthèse. Il y a 15 jours, j'évoquais dans une boutade (mal comprise) Barry White, la semaine suivante les élèves chantent du Barry White au prime ! Pour tester, je propose alors que la semaine suivante ils chantent du Brel et, bingo, JC chante Brel... Lelouch parlerait de coïncidences, d'autres deviendraient parano. Quoi LE lecteur assidu qui réclamait mon résumé au détour d'un forum serait donc d'Endemol ? Mais alors, en le rédigeant, je me plierai moi aussi à leur volonté, manipulé comme les autres... D'un autre côté c'est séduisant de faire des propositions, mais là est le piège, si je commence à demander des choses trop originales ou décalées ça ne marchera plus. Mais si c'était le cas, ne rien demander serait idiot, alors voyons... Bon, par exemple je pensais qu'avec la diffusion de Podium on aurait droit à du Claude François, mais non, pourtant ça fonctionne toujours sur la cible de l'émission. Ou alors, pour le prochain tableau d'un élève un Brassens, mais pas un hyper rabâché genre les Copains ou l'Auvergnat, non un moins connu, plus mélancolique, genre Dans l'eau de la claire fontaine ou La prière... A suivre donc.

Pour l'instant ce sont les PussyCat Dolls qui suivent. Ca fait 3 semaines qu'elles attendaient dans la boite, ça commençait à sentir. Ludovic les accompagnait à l'époque, il s'en tire bien et s'intègre très bien au groupe qui lui a laissé une grande place. C'est son style et là-dedans il est à l'aise mais sorti de ça... A noter que Judith avait aussi enregistré avec ce groupe mais ne sera pas diffusée. Ca sent la sortie pour elle.

Après un autre magnéto longuet, Gaël poursuit avec Faudel sur Mon pays. Le début est un peu laborieux et mollasson puis l'élève prend confiance et s'illumine enfin, ça devient rythmé, presque énergique. Il a beau dépassé Faudel de 2 têtes, il ne lui arrive pas encore à la cheville côté entrain mais ça vient doucement. Ce garçon va finalement peut-être se révéler après avoir touché le fond. Il obtient lui aussi 15,5.

Marina joue au Boomerang avec Daho. En entrant sur scène, elle prend un coup de ventilo sous sa jupe qui se soulève dangereusement mais elle a des réflexes, ce n'est pas le genre de fille à nous la jouer Marilyn, le sexy c'est pas son truc. Ca ne l'empêche pas de se fendre d'un duo très complice avec le chanteur tout sourire. C'est agréable, c'est sucré, c'est un peu de douceur dans un monde de brutes. Un très agréable moment pour lequel elle reçoit 15,3.

Nicolas est le dernier nominé à se défendre sur Gabrielle devant Jojo. Il n'aimait pas la chanson au château, elle ne lui allait pas, rien n'a changé. Problème de justesse, de rythme, d'interprétation, bref un ratage.

Elodie revient pour chanter enfin une chanson à elle : la Ceinture avec Elfy qui s'en sort fort bien. Tout est juste et assurément chanté. On pourrait croire qu'Elfy maitrise même mieux à cause de son assurance mais justement c'est son seul petit défaut : cette chanson est une fêlure qui demande d'être sur le fil, sensibilité à fleur de peau, cette fragilité qu'exprime si bien Elodie et qu'Elfy a encore du mal à approcher emmêlée dans sa carapace toujours présente, écaillée un peu mais présente. Finalement ce soir c'est un peu l'école des fans elle obtient 15,5 comme à peu près tous les autres. Vivement que Pascal Negre reviennent avec ses notes disproportionnées et décalées des autres profs qui nous donnaient des moyennes moins resserrées.

Imprévu, Hallyday aurait demandé à la dernière minute (c'est à dire vers 18h) à chanter avec David. C'est le choix de Johnny. Sacré soutien pour l'élève ! Qu'est-ce qui l'a motivé ? On ne sait pas. Peut-être la vague ressemblance entre l'élève et Michel Berger, ou bien le fait qu'il porte le même prénom que son fils ? (dommage pas de Jade chez les filles...) Ou encore une demande de son pote Fugain pour donner un coup de pouce à l'ancien candidat d'Attention mesdames et messieurs ? Ou simplement un vrai coup de coeur ? Bref, c'est quelque chose de Tenessee qu'ils nous chantent. David a une petite voix à côté du The Voice français (pour archive : belge (au cas où)) mais il s'en sort, pour une chanson répétée et apprise à la dernière minute c'est très correct.

Le résultat arrive et sans surprise le corse Nicolas est le choix du public avec 60,6%, Faustine, qui disait vouloir partir, obtient quand même 20,9% et Bastien récupère les 18,5% restants. Nikos arrêtera le carnage des élèves, qui portaient tous leur voix sur Bastien, dès la majorité atteinte et Faustine repartira sans un seul ami, ce qui n'eut pas l'air de la choquer outre mesure.

Voilà pour ce prime moyen et tardif. Dans l'ensemble, il y a un mieux et les prestations s'égalisent, sûrement pas au point de mettre la même note à tous mais tout de même. La venue de Johnny n'a pas autant boosté le rythme que d'habitude, et certains élèves ont déjà l'air blasé. Pourtant il reste 2 mois et demi, ça va être long ! Même en résumé.

SL
vieux motard que j'aimais
par Stéphane publié dans : Archives SA6
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Lundi 2 octobre 2006
Comme chaque année voici donc le prime avec orchestre symphonique ou philharmonique, comme vous voulez c’est pareil. Comme chaque année ça a de la gueule mais comme chaque année c’est ingérable pour l’ingé son. Je ne vais pas le dire à chaque paragraphe mais le son était assez mal rendu avec des soucis de mixage entre voix faiblardes et instruments trop présents, sans compter les sempiternels problèmes de ears.

L’hymne est donc passée aux oubliettes et si ça nous évite un single rarement réussi, ça a peut-être un effet sur le manque de cohésion du groupe cette année. Autre inconvénient, l’hymne servait d’outil de mesure de l’évolution qualitative chaque semaine, là on reste dans le flou. Ce soir, c’est Emmenez-moi qui sert de chanson d’entrée aux rescapés. Brice, Cynthia, JC et Ludovic ne donnent pas le meilleur, les autres font ce qu’ils peuvent pour nous emmener. Les tenues vestimentaires sont plutôt soignées, les tenues de notes moins. Mais le gros son de l’orchestre fait passer la sauce.

C’est Cynthia qui ouvre le bal avec Patrick Bruel au Café des délices. C’est un peu haut pour elle ce qui la force à prendre une voix de gamine avec un petit côté nunuche agaçant, surtout qu’elle a une voix basse bien plus intéressante. Elle esquisse quelques pas de danse orientale et semble bien accrocher avec Celui Dont On Ne Doit Plus Crier Le Nom. Il faudra qu’elle surveille ses grimaces qui commencent à être envahissantes mais sinon ça se passe bien. Elle obtient un 16,8 assez généreux toutefois.

On passe au Top5 toujours aussi bidonné, ou aux infos mal présentées, mais faisons comme si on y croyait : Ludovic, Elfy, Dominique et Cyril sont derrière la n°1 Cynthia qui conserve sa place.

Dominique est contente de faire un duo avec la chanteuse au nom de slip (kangourou forcément) : Tina Arena et ça se voit. Beaucoup de sourires sur le visage de l’italienne, trop même.  La voir sourire sur des mots comme diable ou criminel est un peu spécial. D’aucuns pourraient faire remarquer qu’elle est à côté en interprétation mais il est encore tôt dans la saison pour commencer sa critique. La chanson ressemble à un concours d’accents et c’est l’élève qui remporte la palme. Sa coiffure et son entrain ne sont pas sans rappeler Laura Pausini que nous aurons sans doute bientôt sur le prime. La chanson Aimer se déroule correctement mais rien de renversant. Elle obtient 15,6.

C’est au tour de Tribal King avec Bastien et Ludovic pour Façon sexe. Bon ce n’est toujours pas mon truc, ça n’a pas l’air d’être celui de Bastien non plus qui chante correctement sans plus et se tient bras ballants à côté d’un Ludovic gesticulant autant que le groupe. Il a un beau chapeau Ludo et il s’éclate. Ca doit pouvoir plaire aux amateurs. Les profs lui accordent 15.

Avec les nominés commence le fil rouge de la soirée. Gaël et Faustine entrent sur scène sans Céline qui aurait eu un malaise et ne serait pas en mesure dans l’immédiat de venir sur le plateau. Ce qui n’empêche pas le réalisateur de faire comme si en envoyant le reportage sur elle. Elle ne chantera donc pas, pour l’instant son « T’en va pas ».

Kamel a préparé un fort joli tableau sur mesure pour Cyril. Sur I will survive, version symphonique, l’élève doit se présenter en travesti mélancolique puis disparaître et revenir en disco man joyeux. C’est en 2 parties et Kamel nous prévient d’emblée de la difficulté : « il faut qu’on oublie tout ce qu’on aura vu en première partie ». Cyril attaque donc mélancolique, en robe de chambre bleue, perruque et faux cils dans sa loge d’un cabaret imaginaire. On le sent un peu tendu mais ça fonctionne très bien, l’émotion est là. Il rejoint alors le haut de l’escalier pour disparaître par une trappe ascenseur. Seule petite erreur ne pas avoir gardé son regard fixe pendant la descente, ça casse un peu la magie. 10 secondes et il remonte démaquillé et avec une veste disco. Et là, tout a changé, il yaourte allègrement, et chante plus faux que jamais, c’est une tentative d’oreillicide ! En plus il danse, disons maniéré, pas très viril le transformiste ! Ah ça on l’a bien oubliée la première partie Kamel ! Ces 20 secondes de deuxième partie ont tué la prestation. Dommage. Le début méritait 16, la fin 3, comme les profs ont pour habitude de noter en cours de prestation, la note est largement exagérée : 17,8 ! Presque la perfection pour une demie prestation ! Au pire, si Cyril ne réussit pas dans la chanson, un contrat l’attend chez Michou.

David et Jean-Charles chantent avec l’ancien élève Patxi, Le vent l’emportera (il n’est pas épais faut dire) de Noir Désir. 3 guitares donc, dont aucune n’est branchée et sur la fin un beau plantage de tonalité du musicien qui jouait caché. JC fait toujours aussi amateur et touriste, David est appliqué et plutôt agréable, Patxi fait toujours élève, mais dans l’ensemble c’est regardable et chanté correctement. David obtient 14 et JC 13,8. Des notes franchement basses comparées aux précédentes malgré une prestation de niveau égal. Jones se justifie fort mal en disant que la chanson étant plus facile, la note ne peut être aussi élevée. Certes, mais il oublie de dire que ce ne sont pas les élèves qui décident quoi chanter. Voici donc une nouvelle façon pour la Prod d’éliminer un élève : lui imposer une chanson très simple qui le condamnera à une note 3 points en dessous des autres et l’handicapera assurément pour les nominations suivantes où les notes sont toujours largement inférieures à celle des primes.

Judith réclamait depuis des semaines quelque chose qui bouge. Kamel s’est donc fendu d’un second tableau dédié à un seul élève sur Sans contrefaçon. Ambiance Empire avec des gardes jouant du tambour, des danseurs en gardes anglais et Judith en costume d’époque. Musicalement et visuellement ça envoie. C’est la voix qui ne suit pas, elle chante trop bas, pas toujours très juste et sans légèreté, elle n’est pas assez coquine pour ce genre qui demande un certain vécu qu’à 16 ans elle n’a peut-être pas. En tout cas elle ne le rend pas.  Le chant gâche un peu l’ensemble, en fait c’est une prestation à regarder son coupé parce que niveau choré, Judith est impeccable et très investie, bons réflexes de danseuse, elle fait largement illusion. Au moins elle a une reconversion possible. Les profs, sans pitié, lui donnent la plus mauvaise note du prime avec 12,4 ! Totalement injustifiable. Certes le chant n’était pas au top mais on a vu et verra largement pire et surtout, la prestation était compliquée avec toute la danse à exécuter pour tenir sur ses seules épaules ce tableau. Jones n’hésite pas à se contredire avec seulement 10 petits points alors que c’était difficile comparé à un trio assis sur des tabourets avec Patxi...

Dominique s’y colle avec Bruel au piano. Toujours une interprétation largement à côté avec des grands sourires sur J’te mentirais. Alors on va dire qu’elle est italienne, qu’elle ne comprend peut-être pas tout mais c’est irrecevable. Elle s’est inscrite sur une émission française, on peut bien accepter un accent parfois charmant mais on attend d’elle qu’elle comprenne la langue, quitte à travailler 2 fois plus. Pas mal de flottements dans ce duo qui semble moyennement calé. Mais Bruel le porte et comme ça chante à peu près juste, c’est passable.

Céline n’a toujours pas réapparu malgré les espoirs de Nikos, Gaël se défend avec un morceau fait pour lui : Volare. Par moment il a un petit air de Frédéric François mais dans l’ensemble ça passe très bien. Il est dans son élément, le problème c’est qu’en dehors de ce style...

Et on retrouve ce qu’on pourrait appeler le trio des vieilles : Elfy, Cynthia et Dominique qui chantent Eternal Flame. Cynthia a repris sa voix grave qui lui va beaucoup mieux mais elle en fait des tonnes, soulignant ses moindres effets, ses moindres poussées de note pour qu’on remarque bien qu’elle sait faire. Dominique a la même expression que sur ses autres passages, si on faisait un mixage de ses interventions il serait difficile de deviner quelle image correspond à quelle chanson. Elle fait beaucoup d’esbroufe, comme dirait Raphie : « tu fais la chanteuse là ! ». Elfy est beaucoup plus à l’aise que d’habitude, plus fraîche aussi et sa coupe effilée, avec frange, lui donne un côté mutin pas désagréable. Le trio chante bien mais c’est un peu plat, il ne se passe pas grand chose. Sur la fin, on entend une fausse note et le tout part un peu en sucette.

Brice fait sa Lettre au père Noël avec Patrick Bruel sur un joli tableau qui fait référence à l’enfance. On le sent un peu stressé avec beaucoup de tremblements, mais il tient le coup et assure bien sa partie. A un moment on entend carrément le retour régie avec des gens qui s’énervent « le 2, le 2, st 3 ! st 3 ! » ce qui confirme que l’ingé son porte des moufles. Brice obtient 14,8. Bruel ajoutera une impro avec les élèves, à noter Bastien qui, sur sa lancée, oublie un peu de laisser chanter la vedette, et Faustine conviée à la fête bien que nominée.

Elfy, en beauté ce soir, revient sur scène pour accompagner la diva aux pieds nus (enfin pas ce soir) Césaria Evora sur Saudade. Elfy semble avoir quelques connaissances en portugais et ça passe très bien même si elle manque un poil de puissance et de clarté. Césaria n’est pas une grande communicante mais à l’air d’apprécier et nous aussi. Un moment agréable en somme. Elfy obtient 15,6.

On quitte la douceur pour le punch avec Bastien et Nicolas sur Envole-moi. C’est toujours un peu brouillon au son, particulièrement mal mixé ce soir. Nicolas semble un peu sur la réserve et parle plus qu’il ne chante, le corse semble parfois un peu posé là sans trop savoir ce qu’il veut et où est son style. A côté de lui Bastien fait toujours figure de Zébulon, trop d’énergie mal canalisée, de sourires mécaniques, mais une voix placée et mélodique. L’orchestre symphonique vibre de toutes ses cordes et fait ronfler ses cuivres pour ce morceau qui se veut dynamique. Bastien obtient 13,8 et Nicolas 14,6.

Viendra, viendra pas, le suspens (in)tenable se poursuit concernant Céline, en attendant Faustine tente sa chance sur Bagdad de et devant Tina Arena. Techniquement c’est bien fait. Côté interprétation, l’oeil est toujours aussi vide et elle aurait pu éviter de se trémousser sur une chanson qui n’a pas besoin de ça. C’est dommage parce que la blonde de la saison aurait les moyens de faire très bien mais elle n’imprime pas les remarques et conseils. Rien ne percute, le vide... Presque une caricature et un manque de maturité certain. A l’ouest, rien de nouveau.

Patxi chante son single avec Marina donc. C’était la seule à sa taille. Drôle d’idée de lui avoir donné sa guitare et pas à Marina condamnée à se ridiculiser debout avec de vagues pas de danse, matière qui n’est pas, et de loin, sa spécialité. Bizarre aussi de les voir à 2m l’un de l’autre pour une chanson où l’on veut s’embrasser... Il faut croire que ça n’a pas accroché entre les deux auteurs. Marina se donne, y met de la bonne volonté mais le basque semble sur une réserve distante. Il est tellement ailleurs qu’il se plantera même sur une parole de sa propre chanson. C’est passable mais le manque de complicité fait que l’on s’ennuie un peu. Elle obtient 15,4.

Endemol doit me surveiller, la semaine dernière j’évoquais Barry White et vlan ! cette semaine Ludovic et Brice l’interprètent... Ca fout la trouille. Au cas où : y’a moyens de faire des choses jolies sur Brel aussi ! Les deux garçons en costumes blancs sont accompagnés de jolies danseuses et pourtant Brice n’y jettera pas un oeil, beaucoup seraient surexcités mais lui non, rien. Dommage pour une chanson de séducteur. Côté voix ça passe bien pour lui par contre Ludovic n’est pas crédible, manque d’énergie, voix faiblarde, on a connu meilleur hommage.

Cynthia achève ce prime avec Tina Arena et quelques faussetés. Elle manque de simplicité dans son chant. Ca passe bien surtout grâce à la générosité d’Arena. On verra furtivement, et de très loin, Céline sur le banc des nominés tout au long de ce morceau mais à la fin elle aura à nouveau disparu au grand dam de Nikos.

C’est donc sans avoir écouté, ni vu (de près) Céline que le résultat sera donné : Gaël bat de peu le record de Grégoire avec 71,9%, sur une nomination à 3 c’est beaucoup. Faustine obtient 17,4% et Céline n’a reçu que les votes de ceux qui la connaissent ailleurs que sur le prime : 10,7%. Les élèves ne votent pas. A la place nous avons droit à un discours de leur porte parole : Ludovic qui explique, en gros, qu’ils ne la sauvent pas mais qu’ils l’aiment. Nikos parle de la laisser se reposer ce que le public applaudit avant de clarifier et préciser que c’est fini pour elle dans un silence surpris. Ludo achève : « on t’offre la possibilité de partir du château ». C’est bien tourné hein... plutôt que « on te vire ». Sauf que normalement, une possibilité ça se choisit, ici le procès a lieu par contumace et sans explication. Abandon ou exclusion ? difficile à dire. Ce qui dans un sens arrange la Prod qui aime pimenter les choses et espère ainsi que les rumeurs les plus folles animeront des forums internet bien calmes cette année.

Voilà pour ce prime d’une bonne tenue dans l’ensemble malgré des problèmes de sons récurrents. On n’est guère plus avancé sur les qualités et univers de chacun, ça manque d’esprit de groupe, on sent de nombreux flottements, on pourrait presque dire que cette saison tarde à démarrer. Au gré des abandons elle pourrait même finir plus vite.

SL
c possible
par Stéphane publié dans : Archives SA6
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